Les pompes à chaleur air/eau et air/air récupèrent des calories dans l’air extérieur. Elles utilisent donc une ressource disponible autour du logement, mais leur fonctionnement et leurs usages ne sont pas identiques.
Avant de choisir, il faut regarder le chauffage existant, les émetteurs, le besoin d’eau chaude sanitaire, l’isolation du logement, les contraintes d’installation et les habitudes des occupants.
La pompe à chaleur air/eau
Une pompe à chaleur air/eau capte les calories de l’air extérieur et les transmet à un circuit d’eau. Elle peut alimenter des radiateurs à eau ou un plancher chauffant, selon la configuration du logement.
Elle peut parfois produire l’eau chaude sanitaire, si le modèle et l’installation le permettent. Elle est souvent étudiée lorsqu’un logement dispose déjà d’un réseau de chauffage central.
Si le logement possède déjà des radiateurs à eau, demandez si leur dimensionnement est compatible avec la température de fonctionnement de la pompe à chaleur proposée.
La pompe à chaleur air/air
Une pompe à chaleur air/air capte les calories de l’air extérieur et diffuse la chaleur dans le logement par des unités intérieures. Elle chauffe donc directement l’air des pièces.
Elle peut aussi assurer un rafraîchissement dans certains cas, mais elle ne produit généralement pas l’eau chaude sanitaire. Elle demande de bien penser l’emplacement des unités intérieures, le confort acoustique et la répartition de l’air.
Les critères pour comparer
Le choix dépend d’abord de l’installation existante. Un logement équipé d’un chauffage central à eau n’a pas les mêmes contraintes qu’un logement chauffé par convecteurs électriques.
Il faut aussi vérifier l’isolation. Dans un logement très énergivore, une pompe à chaleur peut fonctionner davantage, être moins confortable ou nécessiter des compléments.
Les besoins d’eau chaude sanitaire, le niveau sonore, l’emplacement de l’unité extérieure, l’entretien et les aides possibles doivent également être comparés.
Les points à vérifier dans le devis
- la puissance proposée ;
- les émetteurs utilisés ;
- la production ou non d’eau chaude sanitaire ;
- l’emplacement des unités ;
- le niveau sonore ;
- les travaux électriques ;
- l’entretien ;
- les aides mobilisables avant signature.
Le choix entre air/eau et air/air ne doit pas se faire uniquement sur le prix. Une solution moins chère à l’installation peut être moins adaptée aux usages ou au confort attendu.
Comment avancer ?
Demandez plusieurs devis et assurez-vous que chaque proposition explique clairement la solution retenue. Le professionnel doit vérifier le logement, les émetteurs, la place disponible et les contraintes de pose.
L’éligibilité aux aides dépend de la situation, du logement, des travaux et des conditions en vigueur. Elle doit être vérifiée avant signature du devis.
Bonnes pratiques
- Vérifier les émetteurs existants.
- Comparer les besoins de chauffage et d’eau chaude.
- Anticiper le bruit et l’emplacement des unités.
- Demander un dimensionnement clair et justifié.